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| Table de Peutinger : région d'Arles, Fos-sur-Mer, Marseille, Aix-en-Provence. |
Historique
La Table de Peutinger fut découverte en 1494 par Conrad Celtis. On ne sait ni comment l'humaniste vint en possession de ce document, ni où il a été préparé : si l'on se fie aux étapes de Celtis à cette époque, les bibliothèques possibles sont celles du chapitre cathédral de Worms, de Spire, de Colmar, de l'abbaye de Tegernsee, ou une imprimerie de Bâle. Elle porte le nom de l'humaniste et amateur d'antiquités Konrad Peutinger (1465-1547), qui la reçut en héritage de son ami Conrad Celtis en 1508. Bien qu'il fût dans les intentions de Peutinger de publier la carte, il mourut avant de mener à bien cette tâche. À la mort de Peutinger, une copie de cette carte fut exécutée à la demande de sa famille, et c'est grâce à cette copie qu'Abraham Ortelius en donna l'édition imprimée en 1598 à Anvers.On croyait la carte de Peutinger disparue : on ne la retrouva qu'en 1714, et l'année suivante elle fut remise au prince Eugène. À la mort de l'illustre général, en 1736, l'empereur Charles VI racheta sa bibliothèque et l'intégra au fonds de la bibliothèque impériale ; la carte de Peutinger y reçut le numéro d'inventaire Codex Vindobonensis 324. En 1863, pour assurer sa conservation la carte fut découpée en panneaux qu'on protégea de plaques de verre, remplacées en 1977 par des plaques d'acrylique.
L’originalité de la Table de Peutinger lui vaut de faire partie du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de son inscription au Registre international Mémoire du monde en tant que patrimoine documentaire de l'Autriche, en 2007.
Description
La table est composée de onze parchemins conservés ; le plus à l'ouest étant perdu. Ceux-ci sont assemblés pour former une bande de 6,82 m sur 0,34 m. Elle montre 200 000 km de routes, mais aussi l'emplacement de villes, mers, fleuves, forêts, chaînes de montagnes. La table montre la totalité de l'Empire romain, le Proche-Orient et l'Inde, indiquant le Gange et Sri Lanka (Insula Taprobane), et même la Chine est mentionnée.La première feuille représente l'est des îles Britanniques, les Pays-Bas, la Belgique, une partie de la France et l'ouest du Maroc. L'absence de la péninsule ibérique laisse supposer qu'une douzième feuille, aujourd'hui manquante, présentait l'Espagne et le Portugal, ainsi que la partie occidentale des îles Britanniques. Le fac-similé de Konrad Miller en 1887 présente une tentative de restitution de cette page manquante (partie blanche, à gauche).
Source : Wikipedia
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Aussi appelée Carte des étapes de Castorius, la Table de Peutinger, Tabula Peutingeriana ou Peutingeriana Tabula Itineraria est une copie datant du XIIIe siècle d'une vieille carte romaine montrant les routes et les villes principales de l'Empire romain. Elle fut découverte en 1494 dans une bibliothèque de Wörms par Conrad Celtes. Elle porte le nom de l'humaniste et amateur d'antiquité Konrad Peutinger (Augsburg, 14 octobre 1465 - 28 décembre 1547) qui l'hérita de son ami Conrad Celtes en 1508. Bien qu'il fût dans les intentions de Peutinger de publier la carte, il décéda avant de mener cette tâche à bien.
La Table est composée de 11 parchemins assemblés pour former une bande de 682 sur 34 cm. Elle montre 200 000 km de routes mais aussi l'emplacement de villes, mers, fleuves, forêts, chaînes de montagnes. La Table montre la totalité de l'Empire romain, le Proche-Orient et l'Inde, indiquant le Gange et Sri Lanka (Insula Trapobane), même la Chine est mentionnée. Quelque 555 villes et 3 500 autres particularités géographiques sont indiquées, comme les phares et les sanctuaires importants, souvent illustrées d'une imagette. Les villes sont représentées par deux maisons, les cités importantes - comme Rome, Constantinople, Antioche - sont signalées par un médaillon.
Le format ne permet pas une représentation réaliste des paysages, ni des distances, mais ce n'était pas dans les intentions du concepteur. La carte doit plutôt être vue comme une représentations symbolique, permettant de se rendre facilement d'un point à un autre, de connaître les distances des étapes, sans offrir une représentation fidèle de la réalité. De fait, elle est considérée comme la première représentation cartographique d'un réseau.
Les parcours demeurent assez réalistes. Chaque station porte la longueur de l'étape tandis que des vignettes signalent les villes principales, les villes thermales, etc. Nombre de ces "stations" ne correspondent pas à des villes mais à des carrefours. Inévitablement, la Table comporte des erreurs de copistes.
Source : Carte routière romaine
